Oui, je prépare déjà Noël [Less Waste #4]

Pourquoi préparer Noël dès le mois d’Octobre me direz-vous? Parce ce que pour mieux consommer, il est bon de savoir d’anticiper :)

Chaque année, la période des fêtes devient de plus en plus difficile à supporter pour moi… Ces achats en masse de cadeaux pour les enfants (je vous en parlais déjà l’an passé ici), ce concours silencieux de celui qui sera plus généreux, ces « bricoles » achetées à la toute dernière minute parce qu’il faut bien offrir un petit quelque chose, soit pour marquer le coup soit pour ne pas arriver les mains vides. Toutes ces choses qu’on n’utilisera jamais, qui attendront désespérément leurs tours au fond du « placard à conneries » (comme on l’appelle chez nous), se faisant oublier jusqu’au grand ménage de printemps où ils iront remplir le carton « Vide grenier » dans le garage…

Du coup cette année j’ai décidé de tenter de passer un Noël à ma manière, pour que cette fête, que j’appréciais tant étant enfant, retrouve ses lettres de noblesses à mes yeux.

2016, mon premier pas vers un Noël plus responsable.

Pour commencer, je ne compte acheter aucun cadeau en magasin à Mlle R. J’ai l’intention de chiner, restaurer ou fabriquer tous ses petits présents. Sur le Bon Coin entre autre, on trouve des jouets en parfait état (quand ils ne sont pas neufs et encore dans leurs emballages comme cela peut arriver). J’ai la chance de vivre dans une grande ville où le marché de l’occasion offre un grand choix sans que l’on ait besoin de faire des kilomètres de voiture (ce qui serait contre productif bien entendu).

Mais parce que je ne suis pas la seule à faire mes achats de Noël sur ce site, je préfère anticiper afin d’avoir le plus grand choix possible. Dans ma liste de recherche nous avons pour le moment :

  • une ardoise magique
  • un costume de la fée clochette
  • un lit de poupée ancien en bois
  • des animaux de la ferme / zoo
  • une marchande en bois

J’espère que ma famille et ma belle-famille accepteront de jouer le jeu et respecteront notre choix. Je sais que cela peut choquer certaines personnes, le fait d’offrir de l’occasion, mais je pense que c’est comme beaucoup de chose, cela choque parce que c’est nouveau. Une fois entré dans les mœurs plus personne ne trouvera à y redire. A l’heure où l’on entend tous les jours parler de l’écologie et de ses enjeux , j’espère que le fait d’acheter ou d’offrir de l’occasion finira par se démocratiser.

Alors même si ce n’est pas toujours facile d’être la première à se lancer, d’essuyer les plâtres et les critiques, ça m’est égale, j’assume. Je le fais pour Mlle R, pour qu’elle grandisse avec des valeurs et des principes de vie en adéquation avec les nôtres. Je veux que cela devienne un réflexe pour elle.

Et puis quand on y pense, passer du temps à chiner, voir à restaurer, l’objet parfait pour un proche, ou passer du temps à le fabriquer, ça rend l’intention plus belle encore qu’un simple achat rapide en magasin (quel qu’en soit le prix), non? D’ailleurs chiner de l’ancien ce n’est pas toujours très économique à défaut d’être écologique.

Mais ne croyez pas que cela se limitera à Mlle R, pour moi aussi je souhaite un noël Less Waste (moins de déchet). Dans ma liste d’envie on trouve : un ancien établi en bois pour la cuisine, une vieille auge ou pas de cadeau du tout c’est encore mieux! A mon âge, le simple fait de se retrouver en famille pour un long repas suffit à me combler.

Quant au cap d’offrir moi aussi de l’occasion à mon entourage, je pense attendre l’an prochain afin de tâter le terrain et voir ce qu’il en pense… Qui sait, peut-être que l’année prochaine ils choisiront d’en faire de même! C’est ce que j’espère secrètement…

Par contre je vais tenter de limiter l’impact de ce noël en choisissant des cadeaux « Zero Waste » dès que je le pourrais. Je vous ferai une petite liste d’idées dans un prochain article.

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5 bonnes raisons de chiner

J’AIME CHINER…

1 – Parce que c’est économique.

Quand je dis autour de moi que j’adore chiner dans les vide-greniers, les brocantes ou chez Emmaüs, les gens ont tendance à penser que je le fais surtout par soucis d’économie. Et pourtant c’est bien là la dernière des raisons qui me pousse à aller chiner. Non pas que ce soit un avantage négligeable, je ne crache pas sur les sous économisés, mais ce n’est réellement pas la première raison qui me pousse à aller chiner.

En fait si je chine c’est avant tout…

2 – Parce que je suis nostalgique.

J’adore tomber sur des objets qui me rappellent mon enfance. La vaisselle Arcopal à fleurs oranges de Mamie, le puzzle en bois Fisher Price des animaux de la ferme que j’avais quand j’étais petite, tous ces objets qui me rappellent des moments heureux de ma vie.

3 – Parce que c’est écolo.

Ce côté là est surtout ressorti à la naissance de Mlle R. et son flot de cadeaux de naissance que l’on a vu déferler sur elle et dont je vous parlais ici. Cette surconsommation, le réflexe d’acheter neuf quel que soit l’objet ou l’utilité que l’on va en avoir dans le temps me choque et me chagrine également.

4 – Parce que le vintage, ça a quand même plus de gueule que les meubles Ikea !

Non mais c’est vrai quand on y pense, il vaut mieux un beau meuble en bois brut ancien ou de deuxième main, qu’un pauvre amoncellement neuf de contreplaqué bourré de colle et substances nocives, dont les angles ne tiendront pas le choc face au trotteur de votre bambin!

Une chaise haute pour poupée en bois des années 50, c’est quand même plus jolie dans une chambre d’enfant qu’une chaise en plastique rose bonbon made in china non?

Les goûts et les couleurs vous me direz…

5 – Pour l’adrénaline !

Ou le plaisir de la trouvaille ! Je pars toujours chiner avec une forme  d’excitation. C’est un peu comme une chasse aux trésors pour moi. On ne sait jamais sur quoi on va bien pouvoir tomber. Vous me verriez quand je déniche un objet tant convoité que je peux enfin rayer de ma liste :)

N’hésitez plus ! A vos marques, prêts,… CHINEZ !

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La fessée ENFIN interdite

Bizarrement, alors que le sujet m’intéresse beaucoup et que j’ai un avis très tranché sur la question, je n’étais pas au courant que depuis le 2 juillet dernier l’Assemblée Nationale avait voté l’interdiction de toutes violences et châtiments corporelles faites aux enfants par leurs parents.

Autant vous dire que je suis ravie.

Bien que cette loi reste incomplète puisque aucune sanction pénale n’est prévue à ce jour, c’est un signe positif qui montre que les mentalités en France sont en train d’évoluer petit à petit…

Si j’ai décidé d’écrire aujourd’hui c’est parce que je suis tombée sur un article d’une autre maman blogueuse dont les propos absurdes m’ont fait sortir de mes gonds !

« Pourquoi blâmer une pratique d’éducation et pas une autre? Pourquoi la fessée, alors que depuis des milliers d’années elle est pratiquée par de nombreuses personnes au moins une fois dans la vie de leurs enfants? »

Ma chère, dans certains pays on pratique l’excision depuis des milliers d’années sur des petites filles sans défenses et pourtant je suis certaine que vous considérez un tel acte comme criminel. » La durée d’usage d’une pratique ne permet pas de la légitimer que je sache ! Ce n’est pas parce qu’on donne des fessées depuis des « milliers d’années » comme vous dites, que cela la rend acceptable ou légitime.

Critiquer la fessée de manière tranchée est difficile aujourd’hui dans notre pays car c’est remettre en cause l’éducation que l’on a nous-même reçu de nos propres parents et qui au final ne nous semble pas si mauvaise que ça. J’ai certainement dû recevoir quelques tapes sur les mains ou fessées dans mon enfance et je ne fais aucun reproche à mon entourage, je sais qu’ils pensaient bien faire. Mais aujourd’hui en ce qui concerne ma fille, je n’ai aucun souci à m’opposer fermement au fait que Mlle R reçoive la moindre petite tape, même sur la main, de la part de ses grands-parents, taties et tontons, etc.

Fut un temps où je n’étais pas aussi tranchée sur la question, un temps (avant d’être maman moi-même) où j’admettais volontiers qu’une fessée n’avait jamais tué personne, qu’il y avait « fessée » et « FESSÉES ». Mais où est la limite? Quel nombre de fessées par jour, semaine ou année est acceptable? Comment mesurer la force d’une fessée « acceptable »? Nos enfants et nous-même parents sommes différents, nos limites aussi. Il est finalement très difficile de légiférer sur ce genre de question autrement que de façon tranchée. Soit on autorise, soit on interdit. La prudence veut que je préfère l’interdiction dans ce cas précis.

Un jour, juste après la naissance de Mlle R., j’ai eu une discussion avec mon père au sujet de la fessée. Il m’a dit une chose si simple et pourtant si juste « On n’a pas le droit de taper sa femme. Pourquoi a-t-on le droit de taper ses enfants ? ». Cette phrase n’a cessé de faire échos en moi pendant des semaines. Peut-être aussi parce que je savais, pour en avoir déjà discuté avec lui, que son enfance avait été marquée par de nombreuses fessées et autres violences, et qu’aujourd’hui il ressentait l’impact néfaste que cela avait eu sur lui, sur son développement personnel.

« On n’a pas le droit de taper sa femme. Pourquoi a-t-on le droit de taper ses enfants ? »

Que voulez-vous répondre à ça ? A-t-on un droit de propriété sur ses enfants nous permettant d’agir sur eux de manière différente?

Les opposants à ce projet de loi mettent souvent en avant le fait qu’interdire la fessée revient à s’immiscer dans la vie privée de chacun. Mais c’est déjà le cas pour les violences conjugales non? Et pourtant dans ce cas précis personne ne trouve à redire. L’interdiction des violences conjugales (du moindre petit geste, claque ou simple bousculade)  n’est jamais remise en cause que je sache. Tout le monde s’entend sur la légitimé d’une telle loi. Il devrait en être de même pour les violences faites aux enfants.

Bien entendu, interdire la fessée ne règlera pas complètement le problème et il arrivera, au même titre que les violences conjugales, que des enfants en reçoivent de façon plus ou moins importante dans certaines familles. Néanmoins, avec le recul et l’expérience des pays scandinaves, on sait aujourd’hui qu’une telle interdiction a permis de faire reculer le taux de maltraitance chez l’enfant. En effet cette interdiction a poussé les parents à repenser leur éducation et leur autorité, et à trouver des alternatives non-violentes.

On pourrait débattre longtemps du sujet, et je pourrais vous énumérer une longue liste d’arguments en faveur de l’interdiction (risque d’augmentation de l’agressivité, augmentation de l’anxiété, perte de l’estime de soi, etc…) mais là n’est pas le débat. Pas dans cet article en tout cas. Tous les parents qui utilisent la fessée sur leur enfant ne sont pas des parents maltraitants, je le sais bien. Je ne fais pas l’amalgame entre simple fessée épisodique et châtiment corporel, même si je suis contre toute forme de violence quelle qu’elle soit. Je pense juste qu’il serait plus judicieux de prendre du temps à chercher des alternatives non violentes plutôt que de vouloir à tout prix chercher à justifier ou nuancer l’impact des violences physiques sur nos enfants.

Je ne dis pas que cela ne m’arrivera jamais, qu’un jour fatiguée je n’aurais pas un geste malheureux envers ma fille. Je trouve seulement que défendre et revendiquer la fessée comme étant un droit légitime qu’à chaque parent sur son enfant est dangereux.

Ce qui est certain, c’est que si cela m’arrive un jour, mon premier réflexe sera de m’excuser auprès de ma fille et de lui exprimer mon regret.

J’avais toujours refusé de parler de ce sujet sur le blog, trop sensible à mon goût… Mais aujourd’hui j’ose dire que NON, dans ce cas précis, chacun ne peut pas faire ce qu’il veut avec son enfant.

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