Non mon vagin n’est pas un hall de gare ! [Grossesse]

Après mon 1er accouchement, j’ai réalisé que la grossesse et son suivi médical m’avaient totalement dépossédé de mon corps. Mon vagin était devenu un hall de gare dans lequel sages-femmes, internes ou encore étudiants faisaient des va-et-vient incessants en toute légèreté.

Le jour de mon accouchement, en salle de travail, j’étais la seule de la soirée à accoucher. La seule sur les 16 lits disponibles. Un fait rarissime dans cette maternité public de niveau 3, pourtant la plus importante de ma région. Manque de bol, ce soir-là justement, huit étudiants sages-femmes venaient assister à leur premier accouchement. Sur les huit, un seul (ou plutôt une seule) est entré. Ouff.

C’est comme cela qu’a débuté le bal des auscultations toutes les heures pour savoir où en était l’ouverture de mon col. Et c’est donc à 3 touchers (de la sage-femme, l’interne et l’étudiante) auxquels j’ai eu droit à chaque fois. 3 pour le prix d’un!

Elles en sont même venues à se faire des petites devinettes, schémas et autres gribouillages pour savoir comment la tête de ma fille était placée, se mettant à rire quand l’étudiante novice, les doigts trifouillant depuis déjà 5 bonnes minutes, ne parvenait pas savoir si c’était les fesses ou la tête qu’elle sentait. Je me souviens m’être inquiétée du fait qu’elle enfonce trop ses doigts dans une des fontanelles de Mlle R par manque d’expérience et que ma puce ait ensuite des séquelles.

Alors ok, j’ai appris après coup que c’était impossible, mais le fait est que sur le moment j’étais très inquiète à cette idée, alors pourquoi je n’ai rien dit ?! Je n’arrive toujours pas à comprendre. Ma confiance au corps médical ou bien la peur de leurs réactions, peur de froisser ou d’énerver les personnes à qui je confiais la vie de mon bébé.

Vous trouverez peut-être la comparaison peu pertinente, mais c’est la même peur qui m’empêche de me plaindre sur le moment au resto, quand un plat est infecte, de peur que le cuisinier ne crache ensuite dans mon dessert ! C’est ridicule je sais…

Sur le moment on ne réagit pas, on ne refuse pas, on ne dit rien, on ne dit pas non ou stop. Toute notre attention et nos préoccupations sont dirigées vers bébé. On en vient donc à s’oublier totalement et à dissocier notre esprit de notre corps.

Je sais bien que dans cet hôpital il y a des internes et étudiants qui sont là pour apprendre, mais ce n’est pas une raison pour déshumaniser les patients. J’aurais aimé un peu plus de considération, surtout que pour le coup elles n’étaient pas débordées puisque j’étais la seule dans le service. Je comprends que pour elle, le toucher vaginal soit un acte banal et répétitif, mais elles oublient que pour la future maman, c’est loin d’être le cas.

Finalement, dans l’euphorie de l’arrivée imminente de bébé, on ne se rend pas compte de la violence que l’on subit. On arrive à l’hôpital, on doit se déshabiller et écarter les jambes afin qu’une ou des personnes que l’on ne connait pas, nous introduisent deux doigt au fond du vagin. Alors certes, certains ont la « délicatesse » de nous demander l’autorisation avant, mais au ton employé, on se rend bien compte que c’est seulement par « devoir » qu’ils le font. En effet, on a à peine le temps de donner son consentement qu’ils sont déjà à la moitié du chemin !

Ce n’est qu’après mon accouchement, après être rentrée chez moi, après m’être interrogée sur la reprise d’une vie intime avec mon chéri que j’ai ressenti cette « violation » de mon corps de femme.

Je sais que toutes les femmes ne ressentent pas forcement ces examens comme des agressions, que je suis peut-être plus sensible que d’autres ou encore que dans certains hôpitaux ou cliniques, les praticiens sont plus respectueux. Mais aujourd’hui je comprends un peu mieux les futures mamans qui, dans le choix du lieu de naissance, prennent également en compte leur bien-être personnel en s’orientant vers des maternités plus petite, plus intimiste. Ainsi peut-être n’ont-elles pas à ressentir cette violence dont je parle..?

Avant mon accouchement, jamais je n’aurais pu penser que des examens si banalisés pourraient avoir un tel impact sur moi. Je savais en choisissant l’hôpital public que ce serait forcément plus l’usine que dans le privée, qu’il y aurait des étudiants et des internes en apprentissage, mais j’ai fait ce choix parce que cela me rassurait de me dire quand cas de problème c’est là que bébé serait le mieux pris en charge. Je dois être sado puisque je réitère l’expérience pour bébé à venir. Le niveau 3 reste pour moi le critère le plus important, c’est comme cela. Et puis je tiens aussi à préciser qu’au cours des 3 jours qui ont suivi mon accouchement, nous avons été très bien prises en charge ma fille et moi, même si ce n’était jamais les mêmes têtes qui entraient dans notre chambre pour les soins.

J’ai mis un certain temps à reprendre possession de mon corps après la naissance de Mlle R. J’espère que cette 1ère expérience me servira de leçon quand dans quelques mois je mettrai au monde mon petit garçon et que j’oserai dire NON si j’en ressens le besoin.

Quand je vous disais que j’étais la seule à accoucher sur 16 places, je ne mentais pas ;) L’écran de contrôle des salles d’accouchement et mon unique monito !

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Les Respounchous en salade [Green Food]

En commençant cet article, une vieille comptine me vient en tête…

« Derrière chez moi, devinez ce qu’il y a?
Derrière chez moi, devinez ce qu’il y a ?
Il y a un arbre, le plus bel arbre,
Arbre du bois, petit bois derrière chez moi.
Et la lon la, lon lère et la lon la lon la.
Et la lon la, lon lère et la lon la. »

(Pour les nostalgiques, vous pouvez l’écouter ici).

Et oui derrière chez moi, il y a un bois. Un joli bois. Et qui dit bois en cette saison, dit RESPOUNCHOUS !

Les respounkoi? Les respounchous ! Cela ressemble à des asperges sauvages que l’on trouve au printemps dans les bois ou le long des chemins dans le Sud de la France.

Les tarnais, aveyronnais et lotois en raffolent! Dans la famille de Mr P, comme dans la mienne, on va aux respounchous comme on va aux cèpes.

respounchous

C’est délicieux en omelette ou en salade par exemple. Ça a un goût amer, plus ou moins fort selon l’âge de la plante, mais nous on adore !

Après notre belle cueillette d’hier, je vous propose donc une recette simple et économique…

La salade de respouchous

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Ingrédients pour 4 personnes :

  • Une bonne poignée de respounchous (on ne cueille que la partie supérieure, la plus tendre, et en quantité car le volume réduit un peu avec la cuisson)
  • 6-7 petites pommes de terre
  • 6 œufs
  • 2 oignons nouveaux
  • Optionnel : des lardons grillés (on n’en avait pas dans le frigo, dommage…)

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Recette :

  • Faites cuire les pommes de terre dans de l’eau bouillante salée.
  • Faites cuire les œufs durs.
  • Coupez en cube les pommes de terres et les œufs pour qu’ils refroidissent.
  • Émincez les oignons.
  • Faites bouillir un grand volume d’eau salée et y plonger les respounchous pendant 2-3 minutes. Pas plus, sinon ils seront vraiment trop mous pour une salade.
  • Passez les respounchous sous un filet d’eau froide pour arrêter la cuisson et égouttez.
  • Présentez le tout dans un saladier.
  • Ajoutez une petite vinaigrette et le tour est joué !

salade-de-respounchous

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Mes 6 commandements pour voyager léger

Voyager sans bébé tout simplement ! Fin de l’article.

Non sans rire, maintenant que Mlle R fait partie de notre vie, les voyages en amoureux se font plus rares et plus courts. Le dernier en date, quatre jours à Amsterdam. Il y a un an bientôt ! Note pour Mr P si tu passes par-là : s’il te venait l’idée de m’offrir un petit week-end surprise, sache que je serais enchantée de découvrir Copenhague ;)

Pour Amsterdam, nous avions pris des billets d’avion sans bagage en soute pour réduire le budget. Résultat, poids du bagage en cabine limité à 10 kilos par personne.

Il y a quelques années, 10 kilos pour 4 jours aurait été mission impossible pour moi. L’angoisse. Mais avec le temps, j’ai appris à faire le vide dans ma valise pour ne conserver que l’essentiel… ou presque.

Voici donc mes 6 commandements pour voyager léger.

1# Adieu à ton sac à main tu diras

Première astuce, exit le sac à main. Je regroupe tous nos papiers (passeports, billets d’avions, cartes bleues, documents de réservation) dans une pochette spéciale voyage comme celle-ci.

D’ailleurs beaucoup de compagnie low-cost n’autorisent plus un 2ème sac en cabine style sac à main ou pochette de pc portable. Tout doit être casé dans un bagage unique à l’embarquement. La tête de ma voisine quand l’hôtesse lui a demandé de écraser caser son Louis Vuitton dans sa valise déjà pleine à craquer… J’ai bien cru qu’elle allait nous faire une syncope ! lol!

Avec Mr P. on utilise comme bagage une valise à roulette + un sac à dos Herschel qui nous sert sur place dans nos déplacements, histoire d’y glisser une bouteille d’eau, la pochette à papier, nos téléphones et une petite laine.

2# Les nouvelles technologies tu remercieras

Bien entendu, pas de guide de voyage du style Lonely Planet ou Guide du routard. Déjà parce que  ça prend de la place et deuxièmement parce que je ne fais que moyennement (pour ne pas dire aucunement) confiance aux conseils et bons plans en tout genre que ces bouquins peuvent nous donner.

J’ai vécu un an au Pérou mais il ne m’a fallu que quelques semaines pour me rendre compte que les conseils donnés sur les guides touristiques, que j’avais embarqués avec moi, étaient complétement erronés, obsolètes ou pire de simples pièges à touristes.

Aujourd’hui je préfère préparer mes voyages en amont en me fiant aux conseils d’autres voyageurs par le biais de site comme Tripadvisor, auquel je participe, ou sur des blogs d’expatriés qui expérimentent tous les jours les lieux.

Idem, pas de plan papier! Aujourd’hui vous pouvez trouver des plans interactifs à télécharger sur votre smartphone et à utiliser sans connexion pour la plupart des grandes villes.

3# Des doses de voyage tu fabriqueras

Très peu partisane des formats « voyage » vendus dans le commerce, plus chers et gadgets selon moi, je préfère me fabriquer mes propres doses « voyage » en utilisant des contenants recyclés.

Dans notre trousse de toilette, on trouve :

Un déo maison mixte dans un ancien pot Lush (la recette sur le blog bientôt ;))

La dose de gel pour 4 jours pour Monsieur dans un tout petit pot Lush également. Au départ, Mr P n’était pas très confiant au niveau quantité j’avoue, mais au final il en est resté… On prévoit toujours trop.

Une dose de crème de jour.

Une dose de liniment maison faisant office de démaquillant (la recette ici)

Seul le produit à lentilles et le dentifrice font exception à la règle. Pour le produit à lentille, pas le choix, j’ai dû acheter le format voyage pour pouvoir passer en bagage à main. Et pour le dentifrice, j’ai testé de faire une petite dose, mais après 4 jours à plonger nos 2 brosses à dents humides dedans, on a fini par se faire rendre à l’évidence, c’est dégueu ! Donc en attendant de trouver une alternative (et je sais qu’il en existe) on embarque le tube.

J’en profite également pour épuiser mon stock d’échantillons, de gel douche par exemple ou encore de crème pour le corps.

Le shampoing, solide et maison bien sûr (la recette à retrouver ici).

Pour nos parfums respectifs, j’ai investi dans des mini-vaporisateurs de 5ml.

Les cachets ? Je prends le minimum sans les boites bien sûr. Dans mon semainier réservé habituellement à mon Levo, je ne prends que les 4 jours de traitement nécessaire et je glisse 3 ou 4 dolipranes découpés emballés dans les compartiments restants. C’est vrai que je pourrais en acheter sur place, si besoin, mais je n’ai pas non plus envie de perdre du temps de mon court séjour à chercher une pharmacie. Puisque je prends le pilulier, je rentabilise l’espace.

Pour finir, on trouve un petit peigne et 2 élastiques, mascara, Coton-tige, coton et un jeu de lentilles.

4# Le principe de Pareto, en tête tu garderas

On passe donc aux vêtements maintenant OU le nerf de la guerre pour moi.

20% des affaires emportées te serviront 80% du temps.

Bon pour Mr P. pas de soucis, des années qu’il voyage léger. « Euh mon cœur un seul tee-shirt pour 3 jours, c’est un limite non tu ne crois pas? » J’accentue volontairement le trait mais on reconnaît bien là la gente masculine… Bande de crados

Mais comment faire le bon choix parmi ses vêtements ? Non mais c’est vrai quoi, on ne sait pas quel temps il va faire…non?

Prenez le temps de vous interroger sur l’utilité réelle de chaque vêtement ou objet que vous placez dans votre valise.

On arrête les « Au cas où » qui finalement ne servent jamais ou peuvent être achetés sur place si urgence VITALE il y a. Oui je sais, c’est dur. Au départ on hésite, le « on ne sait jamais » a la dent dure, mais il faut se faire violence et sauter le pas ! Ne prenez pas votre 2ème paire de ballerines les filles, il faut savoir vivre dangereusement ! lol !

On tente au maximum de choisir des pièces (haut/bas/chaussure) qui matcheront ensembles, quelques soient les combinaisons.

L’indispensable du voyage : La paire de basket qui ira parfaitement avec ton jean ou ta petite jupe, et qui te permettront d’avaler des kilomètres à pieds confortablement.

Pour les serviettes, partez sur de la microfibre, elles sont fines et sèchent rapidement. La mienne vient de Decath, vestige d’une année où je m’étais enfin décidée à me mettre à la natation… (Bilan 2 séances utilisées sur 10, typique me direz-vous…).

5# Consciencieusement, ta valise tu rangeras

Moi de mon côté je fais un mix entre :

  • la technique du maki ou le pliage-roulage des vêtements. Vous trouverez tout plein de tutos sur le net, même si au final ce n’est pas sorcier, il vous suffit de plier vos vêtements normalement puis de les rouler sur eux-mêmes. Un peu de bon sens suffit, pas besoin de tuto au final pour cela je pense.
  • l’utilisation de sac de compression pour les serviettes, pulls volumineux,… J’utilise les sacs ziploc space bag achetés chez Amazon, pas besoin d’un aspirateur, l’évacuation de l’air se fait facilement manuellement.

 6# D’anticipation, preuve tu feras

On fait le grand nettoyage avant mesdemoiselles ;) Combien de fois je me suis retrouvée à devoir embarquer mon épilateur électrique dans les bagages parce que je n’avais pas pris le temps de le faire avant ? On ANTICIPE, on ne le fait pas au dernier moment. Et si on le peut, on prend rdv chez l’esthéticienne bien en avance.

Idem pour l’homme, interdiction d’embarquer son rasoir électrique dans les valises, rafraichissement de la barbe obligatoire avant le départ !

Idem, on se fait la manucure avant de partir, on ne trimballe pas tout le nécessaire sur place (vernis, dissolvant,..)

Bon voyage !

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